Mémoire prénatale : quand notre histoire commence avant la naissance
Et si certains de nos schémas les plus difficiles à comprendre avaient commencé avant même notre naissance ?
Nous pouvons parfois répéter certaines situations sans comprendre pourquoi : difficultés à trouver notre place, peur de l’abandon, besoin de contrôler, sentiment de ne pas être suffisamment bien, difficulté à recevoir ou à faire confiance…
Nous cherchons alors une explication dans notre histoire personnelle. Pourtant, certaines approches proposent d’explorer une période encore plus précoce : la conception, la vie intra-utérine et la naissance.
C’est ce que l’on appelle les mémoires ou empreintes prénatales.
Qu’est-ce qu’une mémoire prénatale ?
Une mémoire prénatale n’est pas un souvenir conscient que nous pourrions raconter comme un souvenir d’enfance.
Dans les approches qui travaillent sur ces empreintes, il s’agit plutôt de traces émotionnelles, corporelles et inconscientes qui pourraient participer à la construction de certains schémas de vie.
L’idée est que certaines expériences vécues très précocement peuvent laisser une empreinte dans notre manière de ressentir, de nous protéger, d’entrer en relation ou de nous représenter nous-même.
Cette conception des mémoires prénatales a notamment été développée par le Dr Claude Imbert, qui a élaboré dans les années 1990 une méthode de décodage des mémoires prénatales et de la vie intra-utérine. Sa démarche a ensuite été reprise et enrichie par d’autres praticiens, notamment dans le courant de la sophro-analyse. Je suis moi-même formée aux mémoires prénatales par le biais de la méthode RE CO NAIT, dérivée de la kinésiologie
Dans ma pratique, je l’utilise comme une voie d’exploration des empreintes et des schémas inconscients.
Pourquoi explorer ce qui s’est passé avant notre naissance ?
Certaines personnes arrivent en consultation avec une difficulté qu’elles comprennent intellectuellement, mais qu’elles n’arrivent pas à transformer.
- Elles savent par exemple qu’elles n’ont aucune raison de se sentir coupables, mais la culpabilité revient.
- Elles savent qu’elles peuvent faire confiance, mais restent constamment sur leurs gardes.
- Elles savent qu’elles ont le droit de prendre leur place, mais quelque chose les retient.
- Elles peuvent avoir travaillé sur elles-mêmes pendant des années et pourtant constater que le même scénario revient.
C’est précisément là que l’exploration des empreintes précoces peut devenir intéressante.
Il ne s’agit pas de chercher à tout prix une cause cachée. Il s’agit de se demander :
« D’où vient ce fonctionnement qui se répète alors même que je voudrais agir autrement ? »
Les 9 mois avant, les 9 mois pendant et les 9 mois après
Dans mon protocole, je m’intéresse à une période particulièrement large autour de la naissance : les 9 mois qui précèdent la conception, les 9 mois de gestation et les 9 premiers mois après la naissance.
Cette période permet d’explorer différents niveaux de l’histoire : le contexte familial et émotionnel autour de la conception, la grossesse, la naissance et les premiers temps de la relation avec les figures d’attachement.
Cela ne signifie pas que tout ce qui se passe durant cette période devient automatiquement une « mémoire ».
C’est plutôt un cadre d’exploration qui permet de regarder l’histoire avec un autre regard et de rechercher les empreintes susceptibles de résonner encore dans le présent.
Comment ces empreintes peuvent-elles se manifester ?
Elles peuvent parfois se retrouver derrière des croyances ou des stratégies devenues automatiques :
- « Je dois mériter ma place. »
- « Je dois être parfait pour être aimé. »
- « Je ne peux compter que sur moi. »
- « Je dois contrôler pour être en sécurité. »
- « Je dois m’occuper des autres avant de m’occuper de moi. »
Ces croyances ne sont pas toujours conscientes.
Elles peuvent influencer nos choix, nos relations, notre façon de travailler, notre rapport au corps ou notre manière de réagir face aux événements.
Et parfois, nous avons simplement l’impression de rejouer toujours la même histoire.
Explorer plutôt que chercher une vérité absolue
Dans mon accompagnement, je ne cherche pas à reconstruire une histoire parfaite du passé.
Le test de kinésiologie me sert de support d’exploration pour identifier les thèmes qui semblent prioritaires à travailler et laisser émerger ce qui peut faire sens pour la personne.
Je m’appuie également sur ce que j’appelle la sagesse intérieure :
- cette capacité à écouter ses ressentis, son corps et ce qui émerge de soi lorsque l’on prend le temps de ralentir.
- cette partie de nous qui a gardé en mémoire toute notre histoire
- cette partie de nous, capable de révéler nos besoins… et nos ressources.
L’objectif n’est donc pas de dire :
« Voilà exactement ce qui s’est passé lorsque vous étiez dans le ventre de votre mère. »
Mais plutôt :
« Qu’est-ce qui se présente aujourd’hui ? Qu’est-ce que cela vient toucher ? Et qu’est-ce qui peut maintenant évoluer ? »
Cette distinction est essentielle.
La prise de conscience peut ouvrir la voie au changement
Dans ma pratique, je constate que l’exploration et le soin apporté à ces empreintes peuvent permettre une libération de schémas répétitifs jusque-là incompris.
Lorsqu’une personne comprend autrement ce qu’elle vit, quelque chose peut déjà se déplacer.
- Elle peut commencer à différencier ce qui appartient au passé de ce qu’elle vit aujourd’hui.
- Elle peut remettre en question une croyance devenue automatique.
- Elle peut retrouver une capacité de choix là où elle avait l’impression de subir.
Mais comprendre ne suffit pas toujours.
C’est pourquoi le travail se poursuit dans le corps et dans le quotidien.
Ancrer de nouvelles compétences
Une fois qu’un ancien fonctionnement est identifié, nous pouvons travailler à développer de nouvelles ressources :
- davantage d’ancrage ;
- une meilleure écoute corporelle ;
- la capacité à poser ses limites ;
- la confiance en soi ;
- la régulation émotionnelle ;
- la capacité à recevoir ;
- une nouvelle manière d’entrer en relation ;
- de nouvelles façons de réagir face aux situations qui déclenchaient auparavant les anciens schémas.
L’objectif n’est pas simplement de comprendre pourquoi nous sommes comme nous sommes.
Il est surtout de pouvoir devenir progressivement capable de fonctionner autrement.
Une approche qui relie histoire, corps et présent
Explorer les mémoires prénatales ne consiste donc pas à rester tourné vers le passé.
Au contraire.
Le passé devient une porte d’entrée pour comprendre certains fonctionnements du présent, puis pour construire autre chose.
C’est ce qui m’intéresse particulièrement dans cette approche : identifier ce qui nous limite, en prendre soin, puis retrouver notre liberté de choisir.
Une façon douce de mettre en mouvement – le massage Métamorphose
Une autre possibilité de travailler sur les shémas de naissance est de le faire autour d’un travail énergétique: la Métamorphose. Ce massage doux de zones réflexes situées sur les pieds, les mains et la tête permet de libérer les empreintes de naissance et les mémoires prénatales.
Les mémoires prénatales constituent une approche spécifique et ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire. Elles peuvent cependant, dans mon cadre d’accompagnement, constituer une piste de travail complémentaire pour les personnes qui sentent qu’un schéma répétitif reste difficile à comprendre ou à transformer.